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    les infections nosocomiales au cabinet dentaire et la déontologie

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    dr issaad

    Messages : 102
    Date d'inscription : 22/01/2014

    les infections nosocomiales au cabinet dentaire et la déontologie

    Message par dr issaad le Lun Jan 27, 2014 4:04 am

    EL WATAN DU 
    17/012010








    Résultats d’une étude sur les risques de contamination des hépatites B et C



    « Un tiers des chirurgiens-dentistes utilisent les mêmes instruments pour plusieurs patients »



    Selon
    une étude réalisée par l’Institut national de santé publique (INSP) sur
    le thème « Les connaissances, attitudes et pratiques des personnels de
    santé exerçant au cabinet dentaire vis-à-vis du risque de
    contamination », beaucoup reste encore à faire pour que les mesures de
    prévention soient rigoureusement respectées en pratique courante
    odonto-stomatologique.



    L’étude
    réalisée a tenté de répondre à un nombre de questions relatives à
    l’état actuel de la prévention de la transmission de ces maladies en
    pratique dentaire, l’état des connaissances des praticiens sur les
    modes de transmission, les mesures préventives qu’ils appliquent dans
    leurs cabinets dentaires et les difficultés rencontrées par les
    chirurgiens dentistes quant à l’application de ces mesures. Le but de
    ce travail de recherche est d’évaluer les connaissances, attitudes et
    pratiques des personnels de santé exerçant dans les cabinets dentaires
    sur les risques, les modes de transmission et les mesures de
    prévention. La population d’étude de l’enquête est composée de tout le
    personnel de santé exerçant au cabinet dentaire (chirurgiens dentistes,
    assistants aux fauteuils et prothésistes dentaires) aussi bien du
    secteur public que du secteur libéral, au niveau national. C’est une
    enquête nationale réalisée au niveau des 5 régions sanitaires. Ont été
    tirés au sort, au sein de chaque région sanitaire, des secteurs
    sanitaires, un CHU et/ou un EHS lorsque la région dispose d’un centre
    universitaire.

    L’échantillon est composé par tout le personnel de santé dentaire
    (chirurgiens dentistes, assistants dentaires et prothésistes), du
    secteur public (secteurs sanitaires, CHU et EHS tirés au sort) et du
    secteur privé (cabinets relevant de la circonscription du secteur
    sanitaire). L’enquête s’est déroulée au niveau de 21 wilayas, du 10
    septembre 2006 au 9 janvier 2006, deux wilayas ayant commencé plus
    tard. Elle a concerné 905 chirurgiens dentistes, 464 assistants
    dentaires et 96 prothésistes. Parmi les 905 chirurgiens dentistes ayant
    participé à l’enquête, 567 (soit 62,6%) exercent dans le secteur public
    et 338 (soit 37,4%) exercent dans le secteur privé. L’enquête a révélé
    que dans un tiers des cas (280 cabinets), l’état général du cabinet est
    médiocre et désorganisé, la surface du local est dans un tiers des cas
    supérieure à 16 m2, l’eau courante est absente dans près de la moitié
    des cas (400 cabinets), l’alimentation en eau étant faite à l’aide de
    citernes ou de jerricans. L’aération est bonne dans 86,3% des cas. On
    note, cependant, 11 cabinets (12,3% des cas) où l’aération est mauvaise.

    L’information n’a pas été précisée dans 13 cas. Les résultats de
    l’étude ont montré que le plus souvent, le cabinet est équipé d’un
    bureau et d’un lavabo, plus rarement des meubles de rangement et d’une
    paillasse. « Dans moins des deux-tiers des cabinets (556), le
    chirurgien dentiste dispose en même temps d’un lavabo et d’une
    paillasse. Dans 24 cas, le chirurgien dentiste ne dispose ni de lavabo
    ni de paillasse (9 sont dans le secteur public et 15 dans le secteur
    privé). L’état de l’unité ne répond pas à l’ensemble des normes dans la
    majorité des cas. Seuls 251 chirurgiens dentistes exercent sur un
    fauteuil répondant aux 6 critères, soit 27,7% des cas », ont noté les
    enquêteurs. Les déchets souillés sont le plus souvent entreposés dans
    une poubelle à l’intérieur du cabinet. Dans la rubrique « Autres », on
    retrouve un carton, un haricot, un sachet ou un sceau. Pour la
    matériel, l’étude a révélé que dans moins de la moitié des cas (46,5%),
    les chirurgiens dentistes disposent d’un conteneur à aiguilles
    jetables, et le moyen de stérilisation présent dans le cabinet est le
    plus souvent un poupinel. Dans la rubrique « Autres », on retrouve
    essentiellement le four électrique et les solutions bactéricides,
    signale-t-on en précisant que « seuls 10 chirurgiens dentistes (1,1%
    des cas) disposent de l’ensemble du matériel jetable, normalement
    présent. Si on se limite aux critères indispensables (bavette + gants +
    aiguilles jetables), 277 chirurgiens dentistes (soit moins du tiers des
    cas) disposent de ce matériel. Si on se limite aux critères
    indispensables (blouse à manches courtes, lunettes, masque et gants),
    seuls 42 chirurgiens dentistes (4,6 % des cas) respectent ces normes.
    Près d’un cinquième des praticiens (20,1% des cas) ne se lavent pas les
    mains entre deux soins ». Le lavage des mains ne semble pas être
    systématique chez ces praticiens de la santé. « Lorsque l’eau courante
    est disponible, le lavage des mains n’est pas systématique, il est
    observé seulement dans quatre cinquièmes des cas. Cela est valable quel
    que soit le grade du chirurgien dentiste et quel que soit le secteur
    d’activité. Moins des deux tiers des cabinets dentaires disposent en
    même temps d’un lavabo et d’une paillasse. 496 se lavent avant et après
    chaque soin (soit 54,8% des cas). » Le savon utilisé est dans près de
    la moitié des cas du savon en pain.

    Pour l’utilisation des instruments, les résultats de l’étude
    signalent que dans près d’un tiers des cas (282 praticiens), les mêmes
    instruments sont utilisés pour plusieurs patients. « Pour 56
    chirurgiens dentistes (6,2 % des cas), une même aiguille peut être
    utilisée pour plusieurs patients », note-t-on. Ainsi, les différentes
    étapes de la stérilisation débutant par le trempage immédiat sont
    méconnues dans près de la moitié des cas. La désinfection d’une
    empreinte avant de la remettre au prothésiste n’est connue que dans 12%
    des cas, et la désinfection d’une radio rétro-alvéolaire avant son
    développement n’est connue que dans 6,4% des cas. Ceci est valable quel
    que soit le grade. Les conditions de stérilisation du matériel (170°
    pendant une heure) sont méconnues par les deux tiers des chirurgiens
    dentistes. Lors d’une blessure accidentelle, plus du tiers des
    chirurgiens dentistes méconnaissent la bonne conduite à tenir, et seuls
    20% d’entre eux s’adressent au médecin du travail pour une prise en
    charge. Pour la stérilisation du matériel à la chaleur sèche, les
    praticiens utilisent, dans un tiers des cas seulement, une température
    à 170° pendant une heure. Dans l’analyse de l’interview avec les
    chirurgiens dentistes, les enquêteurs signalent que 15% d’entre eux
    pensent que le risque de contamination virale n’existe pas ou est
    minime, et que les pathologies les plus à risque sont l’hépatite B et
    le sida. L’hépatite C n’est pas considérée comme pathologie à risque
    dans près de la moitié des cas.
    Par [email=//dkourta@elwatan.com]Djamila Kourta[/email]
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    dr issaad

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    Date d'inscription : 22/01/2014

    Re: les infections nosocomiales au cabinet dentaire et la déontologie

    Message par dr issaad le Lun Jan 27, 2014 4:07 am


      La date/heure actuelle est Lun Déc 11, 2017 5:23 am